ScreeningsNOTE: All screenings are recommended not suitable for children unless otherwise stated

Special Screenings
OIAF 14 Special Screenings/ programmes spéciaux

All screenings are recommended not suitable for children unless otherwise stated

To complement its competition and showcase screenings, the OIAF also presents a number of screenings devoted to individual artists, countries, schools, techniques, themes or historical periods. These screenings are often proposed and curated by both OIAF and outside programmers.

Pour compléter ses programmes en compétition et panoramas, l’OIAF présente également plusieurs séances consacrées à des artistes particuliers, des pays, des écoles, des techniques, des thèmes ou des périodes historiques. Ces projections sont proposées et organisées par les programmateurs de l’OIAF et de l'extérieur.

oreillyGoldstar for Robot Boy: David OReilly
Curated by/organisée par Chris Robinson

Eggheads will tell you they love the films of animation star David OReilly (The External World, Please say Something) for the lo-fi video gamey aesthetic, playfully absurdist scenarios and ironic distancing. But they won’t tell you about the soul that oozes from this unbalanced, illogical world. Whether the characters are birds, foxes, mice, cats or barely definable shapes, they all seek genuine connection with others as they negotiate their way through frequently violent, chaotic and maddening landscapes. It’s this humanity that transforms OReilly’s films from self-referential amusements into something deeper, complex and engaging.

Les intellos vous diront qu'ils apprécient les films de la star de l'animation David OReilly (The External World, Please say Something) pour l’esthétique brute et de douteuse, les scénarios jouant entre l’absurde, l’ironie et le second degré. Mais ils ne vous parleront pas de l’essence qui se dégage de ce monde illogique et déséquilibré. Que les personnages soient des oiseaux, des renards, des souris, des chats ou même des formes à peine définies, ils cherchent tous à créer un véritable lien avec les autres tout en poursuivant leur quête dans un univers souvent violent, chaotique et crispant. C'est cette humanité qui fait passer les films d’OReilly de simples divertissements sans référence à quelque chose de plus profond, complexe et engagé.

The Dark Side of Russian Animation/ Le côté obscur de l'animation russe
Curated by/organisée par Maria Tareshenko

Dark Side

There are many people who associate Russian animation with cute films for children. Many of these films are both positive and somewhat moralistic. Some appreciate these works for because of these features; others don’t like them for the same reasons. However, how surprising it would be if the culture that in many ways is rooted in the prose of Fyodor Dostoyevsky and Nikolai Gogol, films of Andrei Tarkovsky and Sergei Eisenstein, paintings of Kazimir Malevich and Wassily Kandinsky, would only produce “sweet animation”. Both in the Soviet times and at present, Russian animation has always had a darker side, one that offers mysterious, absurd, philosophical, and strange films that mirror the ambiguity and complicity of human life. The Dark Side of Russian Animation collects the best examples of philosophical, satirical, and absurdist Russian animation of the 21st century.

Beaucoup de gens associent l’animation russe à des films mignons pour enfants. Nombre de ces films sont à la fois positifs et plutôt moralistes. Certaines personnes apprécient ces travaux pour ces caractéristiques, et d'autres ne les aiment pas pour les mêmes raisons. Quoi qu’il en soit, il serait surprenant que cette culture qui à bien des égards est imprégnée de la prose de Fiodor Dostoïevski et de Nikolai Gogol, des films d'Andrei Tarkovski et de Sergei Eisenstein, des peintures de Kazimir Malevitch et de Wassily Kandinsky, ne produisait que de « l’animation édulcorée ». Tant à l'époque soviétique qu’à l'heure actuelle, l'animation russe a toujours eu un côté plus sombre, offrant de mystérieux, loufoques, philosophiques, et étranges films qui reflètent l'ambiguïté et la complicité entre les êtres humains. Le côté obscur de l’animation russe rassemble donc les meilleurs exemples de la philosophie, la satire et l’absurde de l’animation russe du XXIème siècle.

TimeWibbly Wobbly Timey Wimey: Time and Animation/ Le temps et l’animation
Curated by/organisée par Chris Robinson

"You can't tell time," George Carlin once mused. "Time tells you." Whether it's clocks, anticipation, routine, memories, moments, or temporal and spatial manipulation, animation films have frequently addressed the varied, indefinable concept of time. Characters hopelessly race from and towards time, eternally trapped in an in an instant of becoming. Time goes too fast, then too slow. From the silly (Clock Cleaners) to the bizarre (Revolver) and profound (Grau), When the Hell is it? offers a timely look at the joys, fears and hopes of our past, present and future.

"Vous ne pouvez pas définir le temps" a dit un jour George Carlin «C’est le temps qui vous définit." Que ce soient par les horloges, l’anticipation, la routine, les souvenirs, les simples moments, ou la manipulation temporelle et spatiale, les films d'animation ont souvent abordé le variable et indéfinissable concept du temps. Des personnages pris dans une course désespérée depuis et vers le temps, éternellement pris au piège dans un instant en devenir. Le temps passe trop vite, ou trop lentement. Du loufoque (Clock Cleaners) à l’étrangeté (Revolver) et au profond (Grau), C’est quand ce bordel ? offre un moment pour s’attarder sur les joies, craintes et espoirs de notre passé, présent et futur.

Hot Freaks: the New Generation of Canadian Animation/ la nouvelle génération de l'animation canadienne
Curated by/organisée par Chris Robinson

Hot Freaks

It wouldn’t be a stretch – well, for me – to compare the current Canadian indie animation scene to that of Canadian men’s hockey. It’s frequently said that Canada is so rich with hockey players they could ice two highly competitive Olympic teams. The Canadian animation scene carries similar depth. While the first team is being occupied by Chris Landreth, Theodore Ushev, Wendy Tilby, Amanda Forbis, along with Bruce Alcock, Anne-Marie Fleming, Stephen Woloshen, Pierre Hebert and many others in their prime, there are already a number of emerging stars challenging the veterans. From the rich, diverse, mind pushing work of Malcolm Sutherland through the personal, poetry of Elise Simard along the Oscar nominated Patrick Doyon and Oscar short lister, Jonathan Ng, the present and future of Canadian animation is well on it’s way to achieving the heights of its extraordinary past.

Il ne serait pas difficile - surtout pour moi - de comparer la scène actuelle de l'animation indépendante canadienne à celle du hockey masculin du Canada. On dit souvent que le Canada est si riche en joueurs de hockey, qu’on pourrait monter deux équipes olympiques. Et il en est de même pour l’animation canadienne. Alors que la première équipe est occupée par Chris Landreth, Theodore Ushev, Wendy Tilby, Amanda Forbis, Bruce Alcock, Anne-Marie Fleming, Steven Woloshen, Pierre Hébert et beaucoup d'autres dans la fleur de l’âge, il y a déjà un certain nombre d'étoiles émergentes qui défient les anciens combattants. Du travail riche, protéiforme et réfléchi de Malcolm Sutherland à celui poétique et personnel d’Elise Simard en passant par le nominé aux Oscars Patrick Doyon mais aussi par Jonathan Ng, présélectionné aux Oscars pour les courts-métrages, le présent et l'avenir de l'animation canadienne est en bonne voie pour atteindre le même niveau que son héritage extraordinaire.

GhostNew Ghosts in the Ol’ Haunt: Regrets, Residues and Crossing Over/ Nouveaux fantômes et vieux démons : regrets, vestiges du passé et croisement des chemins
Curated by/organisée par Keltie Duncan

At their most complicated, ghosts are spirits tragically lingering between worlds; people without bodies left to roam this earth alone. At their most simple, the ghost is a fictional conduit for our species' flailing attempts to cope with endings, remorse, regret, and those nagging feelings of sadness from the unfinished business of everyday life. Mortals die and shed their coils, yes, and sometimes in very unpleasant ways, but relationships also end, poor decisions are made, words come out wrong and, inevitably, things irrevocably change. Featuring classic ghost stories and new variations from the Late Night Work Club, Chad Van Gaalen, Lee Hardcastle and more, face your fears and ponder the inevitable mortality of the everyday. What better way than through animation? It's that spoonful of sugar to help the cyanide go down.

Pour faire compliqué, les fantômes sont des esprits tragiquement balancés entre deux mondes, des êtres sans corps restés sur Terre pour errer, esseulés. Pour faire simple, le fantôme est un intermédiaire fictionnel imaginé par l’Homme pour l’aider à faire face à ses remords, ses regrets et tous ses sentiments tenaces de tristesse qui l’accompagnent dans la vie de tous les jours. Les mortels trépassent, rendent l’âme, oui, parfois de façon très désagréable, mais les relations aussi se meurent, de mauvaises décisions sont prises, de mauvais mots nous échappent et immanquablement, les choses changent. Avec des histoires de fantômes classiques et contemporaines, aux nouvelles oeuvres tirées du Late Night Work Club, de Lee Hardcastle, faites face à vos angoisses et cogitez à l’inévitable mortalité du quotidien. Et qu’est-ce qui serait plus approprié pour le faire que l’animation ? C’est une grosse dose de douceur qui aidera à mieux faire descendre le cyanure.