2018 Screenings
War and Peace in the Balkans
War in Yugoslavia started with ethnic confilcts provoked by the Serbs and soon escalated in Europe's deadliest conflict since World War II. It is a risky statement, but Vlado Kristl's masterpiece Don Kihot (1961), seems to have predicated the conflict when it suggested that: 'Who is not with us, is against us and will be punished.' That is what unfolded in Croatia, Bosnia and Kosovo. The rise of extreme nationalism on each side caused the fall of critical thinking and many artists had two choicees: go to the front line or leave the country. 

The cruelty of war presented in this program is not the depiction of  blood and destruction at the batllefield, but more a view on the absurdity of mind control and the creation of war controled societies. This timely screening also explores the varied reactions to the destruction of the Socialist Federal Republic of Yugoslavia. 
(Igor Prassel)

La guerre en Yougoslavie a débuté par des de conflits ethniques provoqués par les Serbes, et a rapidement dégénéré en conflit le plus meurtrier de l'Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit d'une affirmation risquée, mais le chef d'œuvre de Vlado Kristl, Don Kihot (1961), semble avoir prédit le conflit lorsqu'il suggéra que : « Quiconque n'est pas avec nous, est contre nous, et sera puni. » C'est ce qui s'est déroulé en Croatie, en Bosnie et au Kosovo. La montée du nationalisme extrême de chaque côté a causé la chute de la pensée critique, et plusieurs artistes se sont trouvés devant deux choix : aller sur la ligne avant, ou quitter le pays. 

La cruauté de la guerre présentée dans ce programme ne réside pas dans l'illustration du sang et de la destruction sur le champ de bataille, mais davantage dans la vision de l'absurdité du contrôle de l'esprit et la création de sociétés contrôlées par la guerre. Cette projection à propos explore aussi les différentes face à la destruction de la République socialiste fédérale de Yougoslavie. 

 
Collideoscope: Spotlight on Collage Animation
We are living in an age of globalization and technological saturation. Images and sounds collide seemingly every second within our subconscious. It’s a time defined by fragmentation and disconnect. And while the animation industry blindly salivates over every shiny new technological toy, it’s an older, more traditional and much less sexy technique that offers the aptest reflection of modern society: collage.

 

Collage art and film date back to the early 20th century (the earliest collages have roots in 12th century Japan). It was rooted in the age of consumerism where artists addressed an array of political and social issues by creating a carefully crafted collision of pre-existing images and sounds (e.g. photographs, film, texts) to generate new meanings and commentaries on the surrounding world.

 

Collideoscope is a five-part programme that will explore the history of collage animation films, ranging from retrospectives of Lewis Klahr and Stacey Steers to the ‘golden hits’ of collage pioneers Stan Vanderbeek, Terry Gilliam, Martha Colburn, Janie Geiser, Arthur Lipsett, Frank Mouris and many others. Alongside there will be a screening of contemporary collage films curated by OIAF 18 jury member, Kelly Sears.
(Chris Robinson)

 

 

Nous vivons en un âge de la mondialisation et saturé de technologie. Les images et les sons se font entrer en collision chaque seconde dans notre subconscient. C'est un moment défini par fragmentation et déconnexion. Tandis que l'industrie de l'animation salit aveuglément à tous les jouets technologiques nouveaux et brillants, c'est une ancienne technique, plus traditionnelle et beaucoup moins attirant. Ça nous offre une réflexion la plus pertinente de la société moderne: le collage.


L'art et le film de collage remontent au début du 20e siècle (les premiers collages ont des racines au Japon du 12e siècle). Il était enraciné dans un âge du consumérisme où les artistes abordaient des problèmes politiques et sociaux par créant soigneusement une collision élaborée des images et des sons préexistants (par exemple, les photographes, les films et les textes) pour générer les nouvelles significations et commentaires sur le monde.

   

Collideoscope est un programme en cinq parties qui exploreront l'histoire des films d'animation de collage, varier entre des rétrospectives de Lewis Klahr et Stacey Steers aux «hits d'or» des pionniers du collage Stan Vanderbeek, Terry Gilliam, Martha Colburn, Janie Geiser, Arthur Lipsett, Frank Mouris et d'autres. Parallèlement, il y aura une projection de films de collage contemporains, organisée par Kelly Sears, membre du jury de l'OIAF 18.



GHOSTS OF A DIFFERENT DREAM: THE ART AND FILMS OF LEWIS KLAHR
Lewis Klahr: Sixty-Six
Comic book heroes, pulp fiction protagonists, 1960s imagery meet and mingle with Ancient Gods, Film Noir, Sci-Fi, Leonard Cohen, the ghosts of Mad Men, and Douglas Sirk melodramas in Lewis Klahr’s mesmerizingly melancholic, 12-chapter, collage feature, Sixty Six.

 

Made over a period of twelve years, Sixty Six represents both time and space (the iconic Route 66). Throughout the film, sad, broken and lonely characters fecklessly roam the mental and physical roads of past and present urban landscapes desperately in search of something, a connection, or maybe a chance to grab that last moment before everything collapsed?


Lewis Klahr will be in attendance during the festival.
(Chris Robinson)

 

Héros des bandes dessinées, protagonistes de la littérature de gare, images des années 1960 qui se mêlent avec les anciens dieux, Film Noir, Sci-Fi, Leonard Cohen, les fantômes de Mad Men et les mélodrames de Douglas Sirk sont toutes des choses qu'on peut trouver dans les douze, hypnotisant mélancolique, chapitres du collage long métrage de Lewis Klahr, Sixty Six.

Créé pendant une période de douze ans, Sixty Six représente temps et espace (l'emblématique Route 66). Tout au long du film, des personnages tristes, brisés et solitaires errent sans scrupule sur les routes mentales et physiques des paysages urbains du passé et du présent. Désespérément, ils sont à la recherche de quelque chose, d'une connexion ou d'une chance de saisir ce dernier moment avant que tout s'effondre.

Lewis Klahr sera présent pendant le festival.

 

Lewis Klahr: Short Films
The happiest moments of my childhood were spent at my grandparent’s home. My metal cabinets of memories contain many folders of the sights, sounds, and smells of those days. They sometimes feel so real, so close, so clear. Yet, they aren’t and I’m not sure they ever really were. Maybe they’re from snippets of home movies or slide shows; perhaps overheard recollections from other family members. How much of what I think I desire was real to begin with?


Memory and nostalgia are deceptive bastard siblings of fiction. They entice you to crave something you can’t every quite reach and might never have had to begin with.

A similar ruptured intersection between reality, consumerism, memory, and dreamscape seeps through many of the multi-layered collage films of Lewis Klahr. Utilizing an assortment of found imagery (e.g. magazine ads, home movies, contact sheets, porn, comic books) and sounds, Klahr’s characters drift through disconnected times and spaces craving a connection, a touch, a voice and ultimately a sense of self that, like a dream, always seems to be just out of reach even when its right there in front of them.

For this rare 16mm screening, Lewis Klahr has personally culled together a selection of his short films from his vast and impressive body of work.
(Chris Robinson)

 

Les moments les plus heureux de ma jeunesse, je les ai passés chez mes grands-parents. Mes classeurs en métal de souvenirs contiennent plusieurs dossiers des images, des sons et des odeurs de ces journées. Ils ont parfois l’impression d’être si réels, si près, si clairs. Mais, ils ne le sont pas, et je ne suis pas certain qu’ils ne l’aient jamais été. Peut-être sont-ils des clichés de vidéos maison ou de présentations de diapositives; peut-être des souvenirs racontés par d’autres membres de la famille. De tout ce que je crois désirer, qu’est-ce qui a réellement existé?

La mémoire et la nostalgie sont des sœurs illégitimes et trompeuses de la fiction. Elles nous poussent à vouloir des choses qu’on ne peut jamais vraiment atteindre et qu’on n’a peut-être même jamais eues.

Une intersection rompue entre la réalité, le consumérisme, la mémoire et les mondes de rêves similaire imprègne plusieurs des films de collages aux multiples couches de Lewis Klahr. À l’aide d’un vaste choix d’imagerie (p. ex. des publicités dans des magazines, des films maison, des feuilles de coordonnées, de la pornographie, des bandes-dessinées) et de sons, les personnages de Klahr se glissent au travers de moments déconnectés et d’espaces rêvant d’une connexion, un toucher, une voix, et ultimement, un sens de soi qui, comme un rêve, semble toujours être hors de portée, même lorsque droit devant eux.

Pour cette projection rare de 16 mm, Lewis Klahr a personnellement regroupé une sélection de courts métrages provenant de son vaste et impressionnant portfolio.


Lewis Klahr: Exhibition

Throughout the Festival, experience the art of Lewis Klahr in this exhibition. Details to come.


CLEANSING FROM THE STORM: THE FILMS OF STACEY STEERS

Birds fly, spiders dance, bees buzz, bats pester, snakes slither, and strange orbs hatch winged creatures that roam nightmarish dreamscapes as Lillian Gish, Mary Pickford, and Janet Gaynor watch in horror, perplexity, and yet with hope too.

Using imagery from silent films, Eadweard Muybridge, along with thousands of handmade collages, Stacey Steers creates a mesmerizing allegorical trilogy (Phantom Canyon, Night Hunter, and Edge of Alchemy). She excavates the turbulent mental and emotional inner landscapes of women thrust into roles and selves they didn't choose. Restless and unsettled, they battle demons of doubt, and creatures of anxiety and hesitancy in search of some semblance of self, being and happiness.
(Chris Robinson)

Stacey Steers will be in attendance during OIAF 18.


Les oiseaux volent, les araignées dansent, les abeilles bourdonnent, les chauves-souris rongent, les serpents glissent et des orbes étranges éclosent des créatures ailées qui errent dans des paysages onirique et cauchemardesques pendant Lillian Gish, Mary Pickford et Janet Gaynor regardent avec horreur, perplexité et pourtant avec espoir.

Utilisant des images de films muets, comme l'unes d'Eadweard Muybridge, avec des milliers de collages faits à la main, Stacey Steers crée une trilogie allégorique captivant (Phantom Canyon, Night Hunter et Edge of Alchemy). Elle creuse les paysages intérieurs turbulents mentaux et émotionnels des femmes. Les femmes qui ont été poussées dans des rôles et une version de elles-mêmes qu'elles n'ont pas choisi. Agitées et instables, elles combattent les démons du doute et les créatures d'anxiété et d'hésitation à la recherche de soi-même, d'être et de bonheur.

Stacey Steers sera présente pendant l'FIAO 18.


   

BURST LIKE STARS: THE GOLDEN HITS OF COLLAGE

“Every life is in many days, day after day,” my grandfather might have once whispered to us. “We walk through ourselves, meeting robbers, ghosts, giants, old men, young men, wives, widows, brothers-in-love, but always meeting ourselves.” In this case, cockroaches, moths, vampires, burglars, Woody Woodpecker, Supergirl, and Batman are just some of the greeted guests of these landmark cerebral surreal collage films from Harry Smith, Stan Vanderbeek, Larry Jordan, Terry Gilliam, George Griffin, Emily Breer and many more.

Burst like Stars looks back at the pre-digital days of collage animation and films that explore timeless themes of politics, science, memory, identity, biography, gender, consumerism, the futility and falsity of nostalgia, and, well, the overall absurdity and occasional beautiful randomness of these days called life.
(Chris Robinson)

 

« Chaque vie se déroule en plusieurs jours, qui se suivent les uns les autres », nous aurait peut-être chuchoté une fois mon grand-père. « Nous marchons à travers nous-mêmes, en rencontrant des voleurs, des fantômes, des géants, des vieillards, des jeunes hommes, des épouses, des veuves, des frères en amour, mais en finissant toujours par nous rencontrer nous-mêmes. » Dans ce cas-ci, coquerelles, papillons de nuit, vampires, cambrioleurs, Woody Woodpecker, Supergirl, et Batman ne sont que quelques-uns des invités rencontrés dans ces films jalons de collages surréels cérébraux de Harry Smith, Stan Vanderbeek, Larry Jordan, Terry Gilliam, George Griffin, Emily Breer et plusieurs autres.

Burst like Stars est un regard sur les jours pré-numériques de l’animation de collages et des films qui explorent les thèmes intemporels de la politique, la science, la mémoire, l’identité, la biographie, le genre, le consumérisme, la futilité et la fausseté de la nostalgie, et, bien, de l’absurdité générale et la beauté du caractère aléatoire occasionnel de ces jours que l’on appelle la vie.


RECYCLED AND REIMAGINED: EXPANDING COLLAGE

In this expanded collage animation program, these constructed works rupture the boundaries of personal storytelling, daily life, and larger histories that surround us. Weaving mixed media, multiple selves, and hybrid psychic spaces, this program expands our understanding of our conscious and subconscious worlds. While collage can present a cohesive frame, this program challenges a unified field of reference. Fractured visuals, sounds, memories, and environments ask us to contemplate the fissures in our lived moments, both personal and political, in an ever more fragmented world. (Kelly Sears)

 

Dans ce programme d’animation de collage en expansion, ces œuvres construites déchirent les limites de la narration personnelle, de la vie quotidienne et des plus grandes histoires qui nous entourent. Tissant la technique mixte, les différentes versions de soi-même et des espaces psychiques hybrides, ce programme développe notre compréhension de nos mondes conscients et subconscients. Tandis que le collage peut présenter un cadre cohésif, ce programme défi une domaine unifiée de référence. Les visuels, les sons, les souvenirs et les environnements fracturés nous invitent à contempler les fissures dans nos moments vécus, personnels et politiques, dans un monde de plus en plus fragmenté. (Kelly Sears)

 

 
Bent Image Lab: A Perfect Storm
Once upon a time, in the year of our lord two thousand and two, three ambitious and uniquely qualified talents came together to form the triumvirate known today as Bent Image Lab. The studio immediately struck a special balance between unbridled imagination, solid structure and creative expression in the world of short films, music videos, commercial spots and television with clients like Honda, Saturday Night Live, Pee Wee's Playhouse, At The Drive In, Radiohead and Gatorade, and that's just as a start.
 

Curated by Bent co-founder, Chel White, the highly established short form director of such films as Choreography for the Copy Machine (Photocopy Cha Cha) and Dirt, Bent Image Lab: A Perfect Storm also features the work of co-founders David Daniels, inventor of the wild and stunningly ingenious 'strata-cut' technique, and Ray Di Carlo, a special effects master whose work can be seen in The Abyss, I'm Not There, and Milk, among others.

 

Along the way, Bent added directors such as OIAF repeat offender Rob Shaw, Joshua Cox, and Carlos Lascano to the roster, whose films complete the puzzle that is Bent Image Labs in 2018. Find out why you shouldn't miss the multi-media, multi-disciplinary fantastic freak show that is Portland, Oregon's Bent Image Lab... and you really shouldn't miss it.
(Keltie Duncan)

 

 

 

Il était une fois, pendant l'année deux mille deux, trois hommes ambitieux et exceptionnellement talentueux en unifier pour former le triumvirat qu'on connaissait aujourd'hui, Bent Image Lab. Le studio immédiatement a trouvé l'équilibre parfait entre l'imagination débridé, structure solide et l'expression créative dans un monde des courts métrages, vidéoclips, spots publicitaires et télévision avec les clients comme Honda, Saturday Night Live, Pee Wee's Playhouse, At The Drive In, Radiohead et Gatorade, et c'est seulement le début.


Organisé par le co-fondateur, Chel White, le bien établi réalisateur des courts-métrages comme Copy Machine (Photocopy Cha Cha) et Dirt, Bent Image Lab: A Perfect Storm va aussi présenter les travaux des co-fondateurs David Daniels, l'inventeur de la technique géniale et incroyablement ingénieuse, «strata-cut», et Ray Di Carlo, un expert des effets spéciaux à qui on peut voir son travail dans The Abyss, I'm Not There, et Milk, entre autres.


En chemin, Bent a ajouté à sa liste des réalisateurs tels que Rob Shaw, Joshua Cox et Carlos Lascano, récidivistes de l'FIAO. Leurs films complètent le puzzle qu'est Bent Image Lab en 2018. Découvrez la raison pour laquelle vous ne devriez pas manquer ce spectacle fantastique de multimédia et multidisciplinaire qui est le Bent Image Lab de Oregon, Portland... vous ne devriez vraiment pas le manquer.

 
Odds and Sods: Steven Subotnick Retrospective
OIAF 2018
Rich, diverse, lively and mysterious, the widely praised award-winning short films (e.g. Pig, Strange Fish, Fight and Hairy Man) of American experimental animator, Steven Subotnick, are like improvised poems or compact meditations of an assortment of themes and ideas. Using an arsenal of materials (drawings, cutouts, fruit), imagery (abstract and figurative) and sounds, Subotnick explores aspects of history and folklore, often unearthing the oddities (Lake), cruelties (Fight, Pig, Hairyman), and anxieties (Ballerina) of nature and humanity. All with a calm, playful and freewheeling tone that skitters, skulks and slinks between the misty boundaries of comedy and tragedy.

 Subotnik, a member of the OIAF 18 jury, will be in attendance through the festival.
(Chris Robinson)

 

Profond, diverse, vifs et mystérieux, les courts métrages primés qui sont largement loués (Pig, Strange Fish, Fight et Hairy Man) de l'animateur expérimental américain, Steven Subotnick, semble des poèmes improvisés ou des moments de méditations former par des assortiments de thèmes et d'idées. Utilisant un arsenal de matériaux (dessins, découpages, fruits), des images (abstraites et figuratives) et des sons, Subotnick explore des aspects de l'histoire et du folklore, déterrant souvent les étrangetés (Lac), les cruautés (Fight, Pig, Hairyman) et angoisses (Ballerina) de la nature et de l'humanité. Tous ont un ton du calme, enjoué et libre qui se faufile entre les limites nébuleuses de la comédie et de la tragédie.

Subotnik, membre du jury OIAF 18, sera présent pendant le festival.