Special Screenings

Optical Hopscotch: The Animation of Jonathan Djob Nkondo

Jonathan Djob Nkondo, a London-based illustrator and animator hailing from France, discovered his passion for drawing at a tender age, ignited by his fascination with cartoons and animation. Drawing from the alluring realms of his beloved manga and cartoons, Nkondo crafts dreamy animations that transport audiences into fantastical sci-fi landscapes.

Nkondo’s animation style is elegantly simple yet remarkably profound: employing minimal strokes, vibrant colours, and geometric shapes, he breathes life into his imaginative worlds. His creations challenge conventional norms of narrative filmmaking by skillfully conveying rich stories with minimal visual information. With this approach, he reimagines textures, shapes, and movement in myriad quirky ways, prompting viewers to question their perceptions while effortlessly engaging them in straightforward narratives.

A retrospective showcasing Nkondo’s magnetic body of work will unfold throughout OIAF 2024, offering a glimpse into his artistic evolution. Nkondo will be in attendance throughout OIAF 2024 as a jury member and speaker.

FR

Jonathan Djob Nkondo, un illustrateur basé à Londres, mais Français d’origine, a découvert sa passion pour le dessin alors qu’il était tout petit — depuis sa fascination pour les dessins animés et l’animation. Tirant son inspiration des royaumes enchanteurs de ses bienaimés mangas et dessins animés, Nkondo confectionne des animations oniriques qui transportent le public dans des paysages de science-fiction fantastiques.

Le style d’animation de Nkondo est élégant dans sa simplicité, quoique remarquablement profond : grâce à son emploi de coups de crayon minimaux, de couleurs vibrantes et de formes géométriques, il insuffle de la vie dans ses mondes imaginatifs. Ses créations défient les normes conventionnelles de cinématographie narrative en rendant des histoires riches d’une main de maître avec un minimum d’information visuelle. Grâce à cette démarche, il réimagine des textures, des formes et du mouvement dans une myriade de façons originales, menant les téléspectateurs à questionner leurs perceptions, tout en les engageant sans effort dans de francs récits.

Une rétrospective mettant en vedette la collection d’œuvres magnétiques de Nkondo sera offerte tout au long de l’OIAF 2024, donnant un aperçu de son évolution artistique. Nkondo sera présent à l’OIAF 2024 en tant que membre du jury et conférencier.

Restless Stillness: The Puppet Animations of Ivana and Thomas Volda

The stop-motion films by the Croatian duo, Ivana and Thomas Volda, possess an uncanny stillness that conceals profound inner turmoil. Within their mostly silent narratives, protagonists frequently traverse the realms of dreams, memories, fantasies, and reality, seemingly adrift in a fractured sense of self and purpose.

Drawing inspiration from cinematic luminaries such as Jan Švankmajer, Andrei Tarkovsky, and Roy Andersson, the Voldas have sculpted a hypnotic and enigmatic body of work. Their creations invite viewers into a vast expanse of interpretation, where individual perceptions and meanings can take flight.

In this retrospective presented at OIAF 2024, the Volda’s highly original personal works will be screened alongside commissioned films and their intriguing contributions to the works of other artists (notably the widely acclaimed Hedgehog’s Home).

FR

Les films image par image du duo croate, Ivana et Thomas Volda, possèdent une immobilité surprenante qui cache un profond bouillonnement interne. Dans leurs récits plutôt silencieux, les protagonistes traversent fréquemment les mondes des rêves, des souvenirs, des fantasmes et de la réalité, vraisemblablement emportés par un sens fracturé de soi et de raison d’être.

S’inspirant des sommités du cinéma telles que Jan Švankmajer, Andrei Tarkovsky, et Roy Andersson, les Voldas ont sculpté une collection d’œuvres hypnotiques et énigmatiques. Leurs créations invitent les téléspectateurs dans une vaste étendue d’interprétation, où les perceptions individuelles et les définitions peuvent prendre leur envol.

Dans cette rétrospective présentée à l’OIAF 2024, les œuvres personnelles très originales des Volda seront projetées aux côtés de films commandés et de leurs contributions intrigantes aux œuvres d’autres artistes (notamment, le film largement acclamé, Hedgehog’s Home).

What Is It Good For?: Experiences of War in Animation

Every day, we are bombarded with images. From social media to film and television, the power of images to influence the way we think, breathe, and live is in a constant state of evolution, assailing us with each passing day. It’s no surprise then that animation and war have always gone hand in hand: first to sway the masses in the name of glory and country, then as a method of navigating the harrowing experiences of wartime. The power of animation transcends boundaries, barriers, and borders, calling on viewers to witness the horrors of war, and begging them to remember the suffering that accompanies it.

FR

Chaque jour, nous sommes bombardés d’images. Des médias sociaux, en passant par les films, puis la télévision, le pouvoir des images d’influencer la façon dont nous pensons, respirons et vivons est dans un état de constante évolution, nous assaillant chaque jour. Il n’est pas surprenant que l’animation et la guerre aient toujours été étroitement associés : d’abord, pour influencer les masses au nom de la gloire et du pays, puis en tant que méthode pour explorer les expériences atroces de la guerre. Le pouvoir de l’animation transcende les limites, les obstacles et les frontières, demandant aux téléspectateurs d’être témoins des horreurs de la guerre et leur demandant de se souvenir de la souffrance qui l’accompagne.

Threads and Fibres: Animated Textiles

From the soft and pliable qualities of fabric to techniques like embroidery and quilting, textiles have inspired animators for over a century. Working with materials like cotton, wool, and polyester, artists featured in this special screening embrace textiles as a layered and tactile medium. Their films use fabric to fashion textured worlds, animate compositions inspired by textile patterns, and explore the cultural politics of clothing. Guest curator Alla Gadassik, founder of the Animate Materials Workshop, will introduce the screening with a brief history of animated fabric. Animation fans, textile enthusiasts, and secret knitters will enjoy this special event.

FR

Des caractéristiques douces et souples du tissu, en passant par les techniques comme la broderie et le matelassage, les textiles inspirent les animateurs depuis plus d’un siècle. Travaillant avec des matériaux comme le coton, la laine, et le polyester, les artistes présentés dans cette projection spéciale, ont adopté les textiles en tant que médium de couches et de perception tactile. Leurs films utilisent du tissu pour créer des mondes texturés, des compositions animées inspirées par les motifs de textile, et expliorent la politique culturelle des vêtements. La curatrice invitée, Alla Gadassik, fondatrice de l’Animate Materials Workshop, présentera la projection avec une brève histoire du tissu animé. Les amateurs d’animation, les enthousiastes du textile et les tricoteurs secrets aimeront cet événement spécial.

Potatoes and Kings: Folk, Political, and Absurd in Ukrainian Animation

The Dovzhenko Centre presents a great variety of stop-motion techniques in a special selection of Ukrainian classic animation from the 1960s-1990s, the most fruitful period of the Kyivnaukfilm and Ukranimafilm studios. 

The title of the selection sets the audience up for a story about something outside the box and everyday routine. Potatoes and Kings includes seven stories from seven iconic Ukrainian animators. They will tell you about the national, political, and absurd past of Ukraine.

The animations presented in the program were scanned from 35mm films by the laboratory of the Dovzhenko Centre in 2021-2023.

FR

Le Dovzhenko Centre présente une grande variété de techniques d’animation image par image dans une sélection spéciale de films d’animation classiques ukrainiens des années 60 à 90, la période la plus féconde des studios Kyivnaukfilm et Ukranimafilm. 

Le titre de la sélection prépare l’audience à une histoire sur un sujet qui sort de l’ordinaire et du quotidien. Potatoes and Kings comprend sept histoires d’autant d’animateurs emblématiques. Elles vous raconteront le passé national, politique et absurde de l’Ukraine.

Les animations présentées dans le programme ont été numérisées à partir de films 35 mm par le laboratoire du Dovzhenko Centre entre 2021 et 2023.

Spotlight on Korean Animation

In this special exhibition of the Ottawa International Animation Festival (OIAF), Korean short films from 2010 to 2024 have been selected, focusing on even years. The selection primarily includes award-winning films from international festivals and works recognized by the Academy Awards. This year, aligning with the OIAF’s ‘Stop Motion’ theme, two stop-motion animations by directors KIM Jinman and KIM Kangmin, along with works from prominent Korean female directors JOUNG Yumi, JEONG Dahee, JANG Nari, IM Chaerin, and HAN Jiwon, as well as KIM Hanna’s Student Academy Award-winning film, who is now primarily active in the U.S., are featured. These directors have consistently submitted their works to the Bucheon International Animation Festival (BIAF) since their student days, which raises great anticipation for their future works as they have now gained recognition as artists.

FR

Dans cette exposition spéciale du Festival international d’animation d’Ottawa (OIAF), des courts métrages coréens de 2010 à 2024 ont été sélectionnés, en visant ceux des années paires. La sélection comprend principalement des films primés de festivals internationaux et des œuvres reconnues par les Oscars. Cette année, en harmonie avec le thème d’animation image par image de l’OIAF, deux animations image par image des réalisateurs KIM Jinman et KIM Kangmin, accompagnées des œuvres des réalisatrices renommées JOUNG Yumi, JEONG Dahee, JANG Nari, IM Chaerin, et HAN Jiwon, ainsi que le film récipiendaire de l’Oscar pour les étudiants de KIM Hanna, qui travaille maintenant principalement aux États-Unis, sont présentés. Ces réalisateurs ont toujours soumis leurs œuvres au Bucheon International Animation Festival (BIAF) depuis leurs études, ce qui laisse imaginer un grand potentiel pour leurs œuvres futures puisqu’ils sont maintenant des artistes reconnus.

Spotlight on Spanish Animation

In the last decade, Spain has been one of the hot spots of animation, with auteurs such as Alberto Vázquez and Isabel Herguera reigning supreme on the independent international animation scene. Discover how Spanish animators have distilled a tremendously rich culture into recent animated short films made from stop motion to sophisticated digital techniques. Black humour, surrealism, the relationship with comics and even true stories are just some of the themes that inspire and reflect these personal works. Alongside films by established filmmakers such as Sam Orti, this program presents the new voices of animation of this Southern European country, with rising stars such as Carla Pereira, among others. The talent is there, come and enjoy the diversity and originality of current Spanish animation.

Presented in partnership with:

Scratches of Life: The Art of Pierre Hébert
Graver l’homme : arrêt sur Pierre Hébert

Loïc Darses
2024 | 75 min.
Original French version, English subtitles

“Every film seeks to answer a mystery.” That stirring proclamation by Pierre Hébert perfectly encapsulates the spirit of Loïc Darses’ creative, moving documentary portrait of the celebrated animator. Though the scratch-on-film technique remains Hébert’s preferred cinematic language, his life’s work has explored a multiplicity of methods and genres. Beginning in the 1960s, he experimented with the full gamut, from abstract animation to more narrative approaches, as well as collage, drawing and live performance. As he embraced these eclectic techniques throughout his career, the former anthropology student never stopped reflecting on the challenges of the world we live in. While some of his output arguably constitutes activist cinema, a more apt description is to be found in his own words: he constantly sought to “capture the fleeting, unknowable ignition of thoughts.”

Employing an arresting black-and-white palette that brings out the full beauty of the filmmaker’s animated flourishes, Scratches of Life: The Art of Pierre Hébert unwinds the thread of the scratch-on-film process, guiding the audience through the inspiring labyrinth that is Hébert’s life and work. From the very first shots, the film proceeds along an evocative dual course. As the camera slowly moves through shadowy realms suffused by abstract flickerings of light, a calm face appears. Suggesting that the man and the artist are indivisible, Darses deploys a mise-en-scène that aims to render Hébert’s body, and body of work, visible and concrete. Mirroring Hébert’s passion for archaeology, the film scratches away at the myriad strata of a protean oeuvre, ultimately revealing it to be profoundly cohesive.

Scratches of Life: The Art of Pierre Hébert makes use of a chronological structure that gives the animator space to reflect on the key phases of his artistic career, from his striking early works at the NFB—a series of abstract shorts that began with Op Hop – Hop Op (1966)—to his recent documentary animation cycle, Places and Monuments. As Hébert’s words gently carry viewers along, the film gradually discards the notion of maintaining distance, which is usually intrinsic to the biographical genre. The intimate, poetic directing style pays homage to the diverse layers of imagemaking and the vast array of forms central to Hébert’s process, fusing his human and creative journeys into one.

Inspired by the insatiable yearning for discovery that continues to inhabit Hébert even as he battles illness, Darses’ film imperceptibly draws closer to its subject, reverently recording his humble, lucid and determined insights. Recalling the unavoidable personal sacrifices, happier times and moments of doubt and transcendence that have shaped him, Hébert opens up with candour and emotion. The product of an authentically human encounter between two filmmakers of different generations, Scratches of Life: The Art of Pierre Hébert commemorates the work and immortalizes the legacy of an extraordinary artist who continues to create to this day, striving to share his vision of new forms of life.

FR

« Chaque film tente de répondre à un mystère. » Cette phrase évocatrice de Pierre Hébert correspond parfaitement au documentaire créatif et émouvant que Loïc Darses consacre à l’illustre cinéaste d’animation. Bien que la gravure sur pellicule demeure le langage privilégié d’Hébert, son œuvre se distingue par la multitude des techniques et des genres qu’il a explorés. Depuis les années 1960, Pierre Hébert a tout expérimenté : de l’animation abstraite à des approches plus narratives, en passant par le collage, le dessin et la performance en direct. À travers ces différentes méthodes, l’ancien étudiant en anthropologie n’a eu de cesse de réfléchir aux enjeux du monde. Si certains de ses films peuvent être associés à une forme de cinéma militant, il serait toutefois plus juste d’affirmer, pour reprendre ses mots, qu’il n’a jamais cessé de tenter de capter « l’embrasement fugitif et insaisissable de la pensée ».

À l’aide d’un travail sensible en noir et blanc qui fait la part belle aux éclats animés du cinéaste, Graver l’homme : arrêt sur Pierre Hébert suit le fil d’Ariane de la gravure sur pellicule pour nous transporter dans le labyrinthe inspirant que forment la vie et l’œuvre de Pierre Hébert. Dès ses premiers plans, le film procède selon un double mouvement évocateur. À mesure que la caméra avance lentement dans des environnements obscurs, transpercés de fulgurances abstraites, un visage calme apparaît. Suggérant que l’homme est indissociable de l’artiste, Loïc Darses déploie une mise en scène qui vise à rendre visibles et concrets le corps et le travail de Pierre Hébert. À l’image de la passion d’Hébert pour l’archéologie, le film gratte ainsi les multiples couches d’un travail protéiforme pour en révéler la profonde cohérence.

Graver l’homme : arrêt sur Pierre Hébert épouse une structure chronologique qui permet de recueillir les réflexions du cinéaste d’animation sur les grandes étapes de sa carrière artistique, de ses débuts fulgurants à l’ONF avec une série de courts métrages abstraits initiée par Op Hop – Hop Op (1966) à son cycle récent de documentaires animés Lieux et monuments. Porté par la parole d’Hébert, le film abolit progressivement le sentiment de distance intrinsèque au genre biographique. Grâce à une mise en scène intimiste et poétique rendant hommage au travail sur les différentes couches de l’image et la multiplication des formes qui est au cœur de la démarche d’Hébert, les parcours de l’homme et du créateur ne font plus qu’un.

Inspiré par l’intarissable soif de découverte qui continue d’habiter Pierre Hébert alors même qu’il lutte contre la maladie, le film de Loïc Darses ne cesse de s’approcher imperceptiblement de son sujet afin de capter respectueusement ses réflexions humbles, lucides et déterminées. Évoquant les inévitables sacrifices personnels, les bonheurs ainsi que les moments de doute et de transcendance qui l’ont marqué, Hébert se livre avec franchise et émotion. Fruit d’une véritable rencontre humaine entre deux cinéastes de générations différentes, Graver l’homme : arrêt sur Pierre Hébert perpétue le geste et immortalise l’empreinte d’un artiste d’exception qui, encore aujourd’hui, persiste à créer pour mieux transmettre de nouvelles formes de vie.

Want to be the first to know about OIAF updates?