Retrospectives and Special Screenings

Special Delivery: The Films of John Weldon

Few Canadian artists have as distinguished a career as John Weldon. Weldon is best-known as the animator and director of Log Driver’s Waltz, one of the all-time most popular Canadian animated films.  This was just one highlight in a long and illustrious career that has ranged from winning the Academy Award for Best Animated Short Film in 1979 with Special Delivery, and a Palm d’Or nomination for To Be at Cannes in 1990, to having Frank the Wrabbit denounced on the Reform Party’s “Waste of Public Money” list. Weldon’s films champion the overlooked and downtrodden and critique media conventions – particular those of commercial animation – all done in a dryly and darkly self-deprecating manner. Even when embracing new animation technologies, Weldon subverts them with a decidedly hand-made look. Wryly intelligent, his films remain accessible and popular with audiences of any age. The Ottawa International Animation Festival presents a retrospective tribute to the multi-talented Weldon – animator, cartoonist, screenwriter, composer, director and humourist. (Mark Langer)

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Peu d’artistes canadiens ont une carrière aussi distinguée que celle de John Weldon. Weldon est mieux connu comme étant l’animateur et le réalisateur de Log Driver’s Waltz, l’un des films d’animation canadiens les plus populaires de tous les temps. Il ne s’agissait que de l’un des meilleurs coups de sa longue et honorable carrière, laquelle compte un Oscar pour le meilleur film d’animation de 1979 grâce à Special Delivery. Il a aussi été nominé pour la Palm d’Or pour To Be, à Cannes, en 1990, et son film Frank the Wrabbit a été dénoncé sur la liste de « gaspillage de fonds publics » du Reform Party. Les films de Weldon représentent les ignorés et les opprimés, et critiquent les conventions relatives aux médias – en particulier celles qui touchent l’animation commerciale – le tout, avec une autodérision sobre et sombre. Même lorsqu’il adopte de nouvelles technologies d’animation, Weldon les soumet à un style décidément « fait à la main ». Intelligents au second degré, ses films demeurent accessibles et populaires auprès des publics de tous âges. Le Festival international d’animation d’Ottawa présente un hommage rétrospectif à cet artiste aux multiples talents – animation, bandes-dessinées, rédaction de scripts, composition, réalisation et comédie. (Mark Langer)

Amy Kravitz: Honorary President Retrospective

Amy Kravitz’s reputation as an inspiring, compassionate and influential teacher has perhaps led some to forget that she’s also a hell of an animation artist. The oeuvre-to-date of our 2022 Honorary President is a small but mighty tribute to the power of paper, composed of films which show what a skilled hand can do with simple black and white dry media and a fibrous surface. Her three early works, The River Lethe (1985), The Trap (1988) and Roost (1998), are each in concept an experiential impression of her inspiration, and in substance a love letter to the richness of texture, fusing a bright, full-value grayscale image with an enriching and informative soundtrack. Her newest film, The Hour Coat (2022), is a triumphant return to filmmaking after a busy absence spent focusing on family and teaching, easily echoing the tone of her earlier work without missing a beat.  (Keltie Duncan)

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En raison de sa réputation de professeure inspirante, bienveillante et influente, certains oublient peut-être qu’Amy Kravitz est une artiste de l’animation hors pair. La présentation des œuvres à ce jour de notre présidente honoraire de 2022 est un hommage petit mais puissant au pouvoir du papier, composé de films qui démontrent ce qu’une main de maître peut faire avec des matières sèches simples de noir et blanc, et une surface fibreuse. Les trois premières œuvres, The River Lethe (1985), The Trap (1988) et Roost (1998), sont chacune, en concept, une impression expérimentale de son inspiration, et en substance, une lettre d’amour à la richesse de la texture, fusionnant une image claire, en dégradé de gris à une bande sonore enrichissante et informative. Son plus récent film, The Hour Coat (2022), est un retour triomphant à la cinématographie après une absence bien occupée à se concentrer sur sa famille et sur l’enseignement. Il fait facilement écho au ton de ses œuvres antérieures, sans perdre le rythme.  (Keltie Duncan)

All Alone Except for Everyone: The Films of Jonni Phillips

California-based animator Jonni Phillips has amassed a devoted online following for her introspective and deeply funny films. In a loose style that combines drawing, paper cutouts, and digital techniques, Jonni explores the banal and profound experiences that make up everyday life. We follow her characters as they lose and find themselves in monotonous day jobs, foreign places, and new relationships. Tying all of these stories together is an understated sense of humor that riffs on the (dis)comfort of coming into one’s own.
Phillips’ titles include The Final Exit of the Disciples of Ascensia, Goodbye Forever Party, Secrets and Lies in a Town of Sinners, and her most recent feature, Barber Westchester. Keep an eye out for her revolving cast of guest animators, voice actors and musicians. It’s this collaborative spirit along with her distinct mix of sincerity and silliness that makes Jonni Phillips a must-know emerging creator in the world of independent animation. (Ben Compton)

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Jonni Phillips, animatrice résidant en Californie, s’est amassé de nombreux fans dévoués en ligne grâce à ses films introspectifs et profondément drôles. Dans un style libre qui combine le dessin, le découpage de papier et les techniques numériques, Jonni explore les expériences banales et profondes qui forment la vie de tous les jours. Nous suivons ses personnages alors qu’ils se perdent et se trouvent dans des emplois de jour monotones, des endroits étrangers et de nouvelles relations. Elle joint toutes ces histoires pour en arriver à un sens de l’humour sous-estimé qui se sert du confort (ou de l’inconfort) qu’apporte la réalisation de soi.

Les titres de Phillips comprennent The Final Exit of the Disciples of Ascensia, Goodbye Forever Party, Secrets and Lies in a Town of Sinners, et son plus récent long métrage, Barber Westchester. Restez à l’affût de sa distribution renouvelable d’animateurs invités, de doubleurs et de musiciens. Ce sont cet esprit de collaboration ainsi que son mélange distinct de sincérité et de follerie qui font que Jonni Phillips est une créatrice émergente qu’il faut absolument connaître dans le monde de l’animation indépendante. (Ben Compton)

I Forgot to Remember to Forget: The Films of Marko Tadic

All memory is fiction. Fiction is a second rendering of a (possible) event. Then there’s photos and home movies. Sometimes I think my memories of a past moment are really just acquired from a photograph or home movie. I’ve confused them. Does it matter if my memory of myself is wrong? If I can imagine it, if I can dream it, isn’t it real?
That’s sort of the vibe going on throughout the work of Croatian animator/artist, Marko Tadic. Shuffling documentary, animation, history and science-fiction, his films look to the past, but not necessarily a past that existed. In his films, he imagines utopia, a world with two moons, an unhappy immortal. There is a sense of loss, a ghostly vibe throughout yet frequently Tadic seems to be toying with us cause the loss isn’t necessarily real, only imagined. (Chris Robinson)

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Tout souvenir est fiction. La fiction est une deuxième représentation d’un événement (possible). Ensuite, il y a les photos et les films maison. Parfois, je pense que mes souvenirs d’un moment passé ne proviennent que d’une photo ou d’un film maison. Ça m’est déjà arrivé de les mélanger. Est-ce important si mon souvenir de moi-même est erroné? Si je peux l’imaginer, si je peux le rêver, n’est-ce pas réel? 

Voilà le genre de pensée qui influence l’ensemble des œuvres de l’animateur/artiste croate, Marko Tadic. Passant du documentaire à l’animation, à l’histoire, puis à la science-fiction, ses films sont un regard sur le passé, mais pas nécessairement un passé ayant existé. Dans ses films, il imagine utopia, un monde avec deux lunes, un immortel malheureux. Il y a une sensation de perte, une atmosphère fantomatique qui perdure, alors qu’on a souvent l’impression que Tadic nous manipule, car la perte n’est pas vraiment réelle — elle n’est qu’imaginée. (Chris Robinson)

New Chilean Animation

In recent years, Chilean animation has demonstrated a notorious tendency toward transcendental themes in human, political, and reflective themes through aesthetic experimentation that is leaving a distinctive stamp marked by history. From the importance of materiality to new narrative approaches with more philosophical than moral foundations, Chilean animation is spontaneously breaking down the boundaries between the visual arts and animated film, placing these disciplines at the service of the questions that keep us alert in a world where chaos is constantly bursting into our lives. (Hugo Covarrubias)